La mandature touche à sa fin, 6 ans d’implication au service des Lanestériens et de notre ville.
Dynamique et attractive sont les deux qualificatifs qui la caractérisent aujourd’hui. Nous pouvons être fiers du travail effectué dans le cadre de notre contrat de mandature. Nous l’avons porté et surtout réussi à le finaliser sur le mandat.
Notre vision pourrait se limiter localement mais nous vivons encore en cette fin d’année une période sociale particulièrement sensible.
13 mois après le début de la crise des Gilets Jaunes qui n’a pas vraiment trouvé d’issue, c’est maintenant une nouvelle crise profonde qui touche notre pays.
Comment peut-on réformer avec autant de confusions et d’absence de concertation ? Comment cette politique peut-elle être portée avec autant de contradictions et de contre-vérités au niveau local ?
Les 15 jours de grève et de manifestation initiés le 5 décembre ont démontré, s’il le fallait, combien la réforme et le projet de régime de retraite par point de Monsieur MACRON ne passe pas. Elle provoque le doute, des inquiétudes et de la défiance.
Les droits à la retraite sont discutés et menacés et le gouvernement est incapable d’apporter des réponses précises et rassurantes sur sa réforme.
Pire, celui qui portait le projet gouvernemental s’est vu dans l’obligation de quitter ses fonctions pour fraude. Quel discrédit à la parole publique !
Cette réforme inexplicable et construite sans concertation est directement en lien avec les contraintes imposées par les politiques ultra-libérales Européenne.
La part des retraites est actuellement à 14% de notre PIB.
A terme, la France est vivement invitée à ramener ce taux à 12%.
Dès lors, on imagine bien que cette réforme fera baisser inéluctablement les pensions de retraites.
L’âge pivot est aussi repoussé de fait, sans détour de la part du gouvernement, à 64 ans.
La réforme à venir pour les droits aux allocations chômage n’est pas plus rassurante.
Au-delà, ce sont bien les fondements de notre société et de son modèle social basé sur la ou les solidarités qui sont remis en cause. En effet la crise est profonde et touche aussi de plein fouet le service public, à l’image de ce qui se passe dans le milieu hospitalier.
Monsieur Macron veut aussi le réformer à la mode libérale mais sait combien ces sujets sont éruptifs. Il a même été contraint, suite à la mobilisation des personnels, d’annoncer un plan d’urgence pour l’hôpital.
Les moyens existent pour financer un nouveau modèle économique, social et environnemental.
Au-delà des cadeaux fiscaux accordés aux plus riches, l’état pourrait, entre autre, réorienter les 40 milliards du CICE.
Ces moyens permettraient de répondre aux revendications et aux attentes des français pour une refondation du contrat social.
Ils devraient aussi permettre de financer les politiques et services publics, la revitalisation de nos territoires et les collectivités locales.
Actuellement on en est très loin, les collectivités subissent le plan de 13 milliards d’économie imposé pour la durée du mandat présidentiel.
Ces 13 milliards s’ajoutent aux pertes de dotations déjà accumulées les années précédentes.

Pour la commune, La perte cumulée de la DGF de 2014 à 2020 sera de 6,3 millions d’euros pour ce mandat municipal. Que de choses aurions-nous pu entreprendre avec cet argent !
Ce sont des écoles, des équipements et des gymnases non modernisés et réhabilités mais aussi des nouveaux projets qui n’ont pas vu le jour ou encore les travaux de voirie qui ne seront pas réalisés. Ce sont les possibilités de remboursement anticipé de notre dette ou l’accélération de la filière bio dans notre restauration municipale qui n’auront pas été effectifs…
Le gel actuel des dotations ne permet évidemment pas à la commune de combler ces pertes de financement.
Le contrat de maîtrise des dépenses à +1,3 % passé par Lorient Agglo avec l’Etat est une autre source d’inquiétude puisqu’il rentrera dans sa troisième année en 2020 et nous impactera aussi indirectement. L’agglo va perdre 17 millions d’€uros sur la période et devra faire face à des compétences élargies. Une équation compliquée d’autant qu’il y a aussi des attentes au niveau communautaire, comme la tarification sociale de l’eau et les attentes en matière de transports urbains.
N’est-ce pas aussi un encouragement du gouvernement à l’externalisation à terme des services publics communautaires vers le privé ?
Le flou budgétaire des années à venir est aussi une autre source d’inquiétude. Au-delà de 2020, nous ne savons pas qu’elles seront nos dotations.
La suppression de la taxe d’habitation pourrait elle aussi ne plus être compensée au fil du temps ?
C’est donc dans ce contexte flou et contraint que nous devons envisager notre construction budgétaire pour 2020.
Pour autant, sans surprise, ce budget s’inscrit dans le prolongement des précédents. Sa construction est vertueuse malgré ces difficultés. Le travail mené par les élus et les services sur ce mandat permet sa maitrise dans le temps.
Nous économisons, optimisons et mutualisons ce qui est possible en veillant à ne pas dépasser la limite supportable pour préserver le fonctionnement de la collectivité.
Ce sont dans le même temps malheureusement des choix contraints de différer certains investissements et travaux …
Nous stabilisons donc toujours la pression fiscale, contenons la dette et nos dépenses de fonctionnement afin de préserver nos équilibres :
-​La dette sera en baisse à 38,1 millions d’€uros pour une mobilisation réelle de 36,6 millions.
– L’effort de désendettement de 500 000 € sera poursuivi.
– La baisse des charges de la dette de 70 000€ sera encore réelle en 2020 pour atteindre un cumul de de 330 000€ entre 2015 et 2020.
– Le soutien à l’économie locale est préservé par un programme d’investissement annuel de plus de 4,6 millions d’euros.
– Les taux d’impôt communaux ne progresseront pas en 2020.
– L’augmentation des tarifs municipaux sera contenue à 1%, moins que les prévisions de l’inflation
– L’évolution des dépenses de fonctionnement sera inférieure à 1,5%.
-​Notre politique sociale et l’action du CCAS continueront à être soutenus et financées à hauteur de 1100000€

Dans le même temps nous continuons à construire pour la ville:
-​Nous poursuivrons la structuration de la ville avec la finalisation des travaux de réhabilitation sur Joliot Curie par la création d’un espace citoyen et associatif (425 000€).
– Nous maintenons et continuons à moderniser et adapter un service public de proximité qui assure notre politique de solidarité.
-​Nous poursuivons la transition numérique et digitale qui transforme les usages, facilite les démarches, consolide le lien habitants/collectivité (150 000€), notamment avec la mise en place d’outils de Gestion de Relation aux Usagers qui mettra en évidence cet effort en 2020.
Par ailleurs, nous agissons pour le renforcement de l’attractivité de la ville :
– Nous sommes très actifs à la stimulation du tissu économique.
– Nous continuons à soutenir les projets pour la construction de nouveaux logements.
– Nous provisionnerons à nouveau 500 000€ pour la rénovation urbaine de Kerfréhour.
– Nous améliorons le cadre de vie.
– Nous entretenons et valorisons nos nombreux équipements communaux :
Un effort est porté particulièrement sur :
• L’espace Jo Hocher (365 000€).
• Sur les gymnases (155 000€)
• Sur l’entretien et la rénovation des écoles (380 000€)
Ce qui fait l’attractivité de notre ville c’est aussi le dynamisme du monde associatif qui contribue à la vitalité de la ville :
– Nous lui maintenons son niveau de subventionnement à hauteur de 570 000€.
– Nous lui mettons à disposition de nombreux locaux et moyens techniques et continuons à améliorer l’accueil par la mise à disposition de nouveaux locaux dont ceux de Joliot Curie dont j’ai déjà parlé.
Ce n’est donc pas un hasard si notre population et nos ressources directes augmentent depuis deux ans.
L’écologie et le développement durable sont au cœur de notre politique communale.
Nos orientations budgétaires s’inscrivent pleinement dans notre Agenda 21 et notre PADD.
Notre poursuivons les économies d’énergie et nous rationalisons nos consommations.
Le travail fait sur l’éclairage public, les actions pour la maitrise des consommations d’énergie et le nouveau réseau de chaleur bois en témoignent.
Ces engagements et réalisations démontrent bien l’importance et le rôle primordial de l’action locale, à l’heure où la COP 25 vient de se conclure par un pitoyable échec.
La vitalité des dispositifs de démocratie locale renforce notre démarche politique.
Le budget participatif a été à nouveau plébiscité cette année. Les 3 projets retenus et tous les autres ont encore fortement mobilisé les Lanestériens.
Nos prévisions budgétaires sur le moyen terme ne peuvent donc pas s’appuyer sur des orientations gouvernementales lisibles mais elles nous permettent malgré tout d’anticiper et préparer l’avenir par la poursuite des actions engagées et par l’anticipation dans les grandes transitions.
Les élus de Lanester Nouvelle Citoyenneté revendiquent les orientations budgétaires 2020 présentées ce soir qui tendent vers des équilibres et des objectifs essentiels au développement de la commune.
Nous tenons à remercier les services, le service financier et notamment son directeur Ludovic CATROS.

Jean Yves LE GAL
Président du groupe des élus LNC

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